Notes.
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(24.) Voiture est celui de tous ces illustres du temps passé, qui eut le plusde gloire, 8c celui dont les ouvrages le méritent le moins, si vous en exceptezquatre ou cinq petites pièces de vers, 8c peut-être autant de lettres. II passaitpour écrire des lettres mieux que Pline , Sc ses lettres ne valent guère mieuxque celles de le Pays 8c de Bourjault. Voici quelques-uns de ses traits :v Lorsque vous me déchirez le cœur 8c que vous le mettez en mille pièces,,, il n’y en a pas une qui ne soit à vous , 8c un de vos souris confit mes,, plus amères douleurs. Le regret de ne vous plus voir me coHte , fans,, mentir, plus de cent mille larmes. Sans mentir, je vous conseille de vous,, faire roi de Madère. Imaginez-vous le plaisir d’avoir un royaume tout de,, sucre. A dire le vrai, nous y vivrions avec beaucoup de douceur. ,,
II écrit à Chapelain : ,, Et notez quand il me vient en la pensée que,, c’est au plus judicieux homme de notre siècle , au père de la Lionne 8c de,, la Pucelle que j'écris , les cheveux me dressent si fort à la tête qu’il semble,, d'un hérisson. ,,
Souvent rien riest si plat que sa poésie.
Nous trouvâmes près Sercotte,
Cas étrange , 8c vrai pourtant,
Des bœufs qu’on voyait broutantDessus le haut d’une motte ,
Et plus bas quelques cochons,
Et bon nombre de moutons.
Cependant Voiture a été admiré , parce qu’il est venu dans un temps oùTon commençait à sortir de la barbarie , 8c où l’on courait après l’espritsans le connaître. II est vrai que Despréaux Fa comparé à Horace : maisDejprèaux était jeune alors. II payait volontiers ce tribut à la réputation deVoiture pour attaquer celle de Chapelain , qui passait alors pour le plus grandgénie de TEurope ; 8c Despréaux a rétracté depuis ces éloges.
(25) II écrivit au roi : Sire , un homme comme moi, qui a de la nais-sance , de l’esprit 8c du courage. . . . J’ai de la naissance , 8; l’on dit que j’aide l’esprit pour faire estimer ce que je dis.
(26) L’abbé de Chaulieu , dans une épître au marquis de la Farc^ connuedans le public fous le titre du Déifie , dit :
J’ai vu de près le Styx , j^ai vu les Euménides ;
Déjà venaient frapper mes oreilles timides
Les affreux cris du chien de l’empire des morts.
Le moment d’apres il fait 1 c portrait d’un confesseur , 8' parle d’un Dieud’Israel.