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du Temple du Goût. 185
O vous, Critique ! ô vous, Déesse utile !
C’était par vous que j étais inspiré ;
En tout pays, en tout temps abhorré,
Je n ai que vous désormais pour asile.
La Critique entendit ses paroles, rouvritJa porte , &:parla ainsi. :
Rousseau , connais mieux la Critique ;
Je fuis juste , 8c ne fus jamaisSemblable à ce monstre caustiqueQui t'arma de fes lâches traits,
Trempés au poison satiriqueDont tu t enivres à longs traits.
Autrefois de ta félonieThémis te donna le guerdon;
Par arrêt ta muse est bannie (*)
Pour certains couplets de chanson,
Et pour un fort mauvais factumQue te dicta la calomnie.
Mais par l'équitable ApollonTa rage fut bientôt punie ;
11 t’ôta le peu de génie
Dont tu dis qu'il t'avait fait don.
11 te priva de I harmonie,
Et tu n’as plus rien aujourd’huiQue la faiblesse 8c la manieDe rimer encor malgré luiDes vers tudesques qu’il renie.
(m) Dans les premières éditions, il y avait :
C était le sage Fontenelle.
( * ) Rouffeau fut condamné à l’amende honorable , S: au bannisse-ment perpétuel, pour des couplets infâmes faits contre fes amis, 5: dontil accusa M. Saurin de l’academie des sciences d’être l’auteur. Le factumde Roujseau passe pour être extrêmement mal écrit ; celui de M. Saurinest un chef-d’œuvre d’esprit 8c d’eloquence. Roujstau banni de Frances’est brouillé avec tous fes protecteurs, 8c a continué de déclamer inuti-lement contre ceux qui sciaient honneur à la France par leurs ouvrages,comme M IS àcFontcncllc, Créiillon , Drjlouchtí, Duiot, ire. írc.
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