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Tome douzieme.
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cri si singulier. Ouel fut son étonnement quand tout lemonde lui dit que c’était Rousseau ! elle lui ferma la porteau plus vite. Le rimeur défelpéré lui criait dans son ltylemarotique :

Eh ! montrez-vous un peu moins difficile :

} ai près de vous mérité d'être admis:

Reconnaissez mon humeur 8c mon style ;

Voici des vers contre tous mes amis.

O vous , Critique ! ô vous, Déesse utile!

C ttait par vous que j étais inspiré ;

En tout pays, en tout temps abhorré ,

Je n'ai que vous déformais pour asile.

A ces paroles la Critique fit ouvrir le Temple, parut d’unair de juge 8c parla ainsi au cynique :

Rousseau , tu m as trop méconnue ;

Jamais ma candeur ingénueA tes écrits n a présidé.

Ne prétends pas qu un Dieu t’inspire,

Ouand ton esprit n'est possédéOue du démon de la satire.

Ah, bon Dieu ! s’écria la Critique, quel horrible jargon !on lui dit que c’était RouJsc.au , dont les Dieux avaientchangé la voix en ce cri ridicule , pour punition de sesméchancetés. Elle lui ferma la porte au nez au plus vite.II fut fort étonné de ce procédé, 8cjura de s’en venger parquelque nouvelle allégorie centre le genre humain , qu’ilhait par représaille; il s’écriait en rougissant:

Adoucissez cette rigueur extrême ,

Je viens chercher Marot mon compagnon :

J eus comme lui quelque peu de guignon ;

Le Dieu qui rime est le seul Dieu qui m’aime.

Connaissez-moi , je suis toujours le même ;

Voici des vers contre l’abbé Bignon. (*)

(*) Conseiller d’F.tat, homme d’un mérite reconnu dans l’Europe,& protecteur des sciences. Roujfiau avait fait contre lui quelques mauvaisvers.