de l’ Amitié.
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Au jour nommé viennent d’un vol rapideTous nos Français, que la nouveauté guide :Un peuple immense inonde le parvis.
Le Temple s’ouvre : on vit d’abord paraîtreDeux courtisans par l'intérêt unis ;
Par F Amitié tous deux ils croyaient l’être.
Vint un courrier, qui dit qu’auprès du maîtreVaquait alors un beau poste d’honneur,
Un noble emploi de valet grand-seigneur.
Nos deux amis poliment se quittèrent,
Déesse, 8c prix, 8c Temple abandonnèrent,Chacun des deux en son aine jurantD’anéantir son très-cher concurrent.
Quatre dévots, à la mine discrète,
Dos en arcade, Sc missel à la main,
Unis en Dieu de charité parfaite,
Et tout brûlant de F amour du prochain,Psalmodiaient 8c bâillaient en chemin.
L’un, riche abbé, prélat à Fœil lubrique,
Au menton triple, au col apoplectique,
Porc engraissé des dixmes de Sion,
Oppressé fut d’une indigestion, (c)
On confessa mon vieux ladre au plus vîte ;D’huile il fut oint, aspergé d’eau bénite,Dûment lesté par le curé du lieu,
Pour son voyage au pays du bon Dieu.
Ses trois amis gaîment lui marmotèrentUn Orcmus ; en leur cœur convoitèrentSon bénéfice, 8c vers la cour trottèrent.
Puis chacun d’eux, dévotement rival,
En se jurant fraternité sincère,