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Tome douzieme.
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de l’ Amitié.

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Au jour nommé viennent d’un vol rapideTous nos Français, que la nouveauté guide :Un peuple immense inonde le parvis.

Le Temple s’ouvre : on vit d’abord paraîtreDeux courtisans par l'intérêt unis ;

Par F Amitié tous deux ils croyaient l’être.

Vint un courrier, qui dit qu’auprès du maîtreVaquait alors un beau poste d’honneur,

Un noble emploi de valet grand-seigneur.

Nos deux amis poliment se quittèrent,

Déesse, 8c prix, 8c Temple abandonnèrent,Chacun des deux en son aine jurantD’anéantir son très-cher concurrent.

Quatre dévots, à la mine discrète,

Dos en arcade, Sc missel à la main,

Unis en Dieu de charité parfaite,

Et tout brûlant de F amour du prochain,Psalmodiaient 8c bâillaient en chemin.

L’un, riche abbé, prélat à Fœil lubrique,

Au menton triple, au col apoplectique,

Porc engraissé des dixmes de Sion,

Oppressé fut d’une indigestion, (c)

On confessa mon vieux ladre au plus vîte ;D’huile il fut oint, aspergé d’eau bénite,Dûment lesté par le curé du lieu,

Pour son voyage au pays du bon Dieu.

Ses trois amis gaîment lui marmotèrentUn Orcmus ; en leur cœur convoitèrentSon bénéfice, 8c vers la cour trottèrent.

Puis chacun d’eux, dévotement rival,

En se jurant fraternité sincère,