2 I 4 L V L N E M E N S DE 1744.
L’ceil du maître peut tout; c’est lui qui rend la vieAu mérite expirant sous la dent de l’envie ;
C’est lui dont les rayons ont cent fois éclairéLe modeste talent, dans la foule ignoré.
Un roi qui fait régner nous fait ce que nous sommesLes regards d'un héros produisent les grands-hommes.
VARIA
E S.
(a) Il l'encourage, il f aime, il en est idolâtre;
Et le premier acteur de ce vaste théâtre ,
Le roi le plus auguste 8 c le plus vertueuxEst de tous les humains le plus cher à nos yeux.
Nous savons bien prouvé, bc.
(b) Avec fi peu d'efprít 8 c tant de méchans vers.
Vos sujets, ô grand roi, font de mauvais poëtes ;
Et quand pour vous louer , embouchant nos trompettes,Nous allons assourdir notre sacré vallonPar ce fatras de vers approuvés Crebillon;
Quand fur votre santé nous nous tuons d ecrire ,
Que vous êtes heureux de ne nous jamais lire !
Cependant nous avons ìa noble vanité bc.
(c) Ses lauriers renaîtraient dans ses vallons stériles;
Louis fit des Boileaux, Auguste des Virgiles.
Grand Roi, d’un tel honneur daignez être jaloux,
Et formez des esprits qui soient dignes de vous.