Discours
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les éditions , que le reproche de férocité ne tombaitque fur le soldat.
En effet, il est très-véritable que, lorsque la colonneanglaise déborda Fontenoi, plusieurs soldats de cettenation crièrent no quarter, point de quartier: on faitencore que quand M. de Sechelles seconda les intentionsdu roi avec une prévoyance si singulière, 8c qu’il fitpréparer autant de secours pour les prisonniers ennemisblessés que pour nos troupes , quelques fantassinsanglais s’acharnèrent encore contre nos soldats, dansles chariots même où l’on transportait les vainqueur*8c les vaincus blessés. Les officiers, qui ont par-tout àpeu près la même éducation dans toute l’Europe,ont aussi la même générosité ; mais il y a des pays oùle peuple, abandonné à lui-même , est plus farouchequ’ailleurs. On n’en a pas moins loué la valeur 8c laconduite de cette nation, 8c surtout on n’a cité le nomde M. le duc de Cumberland qu’avec l’éloge que samagnanimité doit attendre de tout le monde.
Quelques étrangers ont voulu persuader au publicque l’illustre Addiffon , dans son poème de la campagnede Hochstet , avait parlé plus honorablement de lamaison du roi que sauteur même du poème de Fon-tenoi : ce reproche a été cause qu’on a cherchéf ouvrage de M. Addijson à la bibliothèque de sa m aj esté,8c on a été bien surpris d’y trouver beaucoup plusd’injures que de louanges ; c’est vers le trois centièmevers. On ne les répétera point, 8c il est bien inutiled’y répondre ; la maison du roi leur a répondu pardes victoires. On est très-éloigné de refuser à un grandpoète 8c à un grand philosophe très-éclairé , tel que