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Tome douzieme.
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237
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de Fontenoi. 2Z7

Ces premiers (pp) fondemens de l’empire des lis.Puissent-ils par vos mains être enfin raffermis !

Déjà Tournai se rend, déjà Gand s’épouvante :Charles-Quint s’en émeut, son ombre gémissantePousse un cri dans les airs, & fuit de ce séjourOù pour vaincre autrefois le Ciel le mit au jour.

II fuit : mais quel objet pour une ombre alarmée !

II voit ces vastes champs couverts de notre armée ;

L’Anglais, deux fois vaincu, cédant de toutes parts,Dans les mains de L O u 1 S laissant ses étendards ;

Le Belge en vain caché dans ses villes tremblantes,

Les murs de Gand tombés fous ses mains foudroyantes ,

Et son char de victoire, en ces vastes remparts, ( qq)

(*) Ecrasant le berceau du plus grand des césars, (rr)

Français! heureux guerriers, vainqueurs doux Sc terribles,Revenez, suspendez dans vos temples paisiblesCes armes, ces drapeaux , ces étendards sanglants.

Que vos chants de victoire animent tous nos chants !

Les palmes dans les mains, nos peuples vous attendent;Nos cœurs volent vers vous, nos regards vous demandent ;Vos mères, vos enfans, près de vous empressés,

Encor tout éperdus de vos périls passés,

Vont baigner, dans l’excès d’une ardente alégresse,

Vos fronts victorieux de larmes de tendresse.

Accourez, recevez à votre heureux retourLe prix de la vertu par les mains de l’amour.

( * ) Voyez la variante ci-après.

FIN.

1 ;

Poèmes.