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POEME
Admire les Français, qu’il est venu défendre.
Mille cris redoublés près de lui font entendre:Rendez-vous ou mourez; tombez fous notre effort:C’en est fait, 8c T Anglais craint Louis Sc la mort.
Allez , brave d’Estrée, (//) achevez cet ouvrage,Enchaînez ces vaincus échappés au carnage :
Que du roi qu’ils bravaient ils implorent l'appui;
Ils seront fiers encore, ils n’ont cédé {mm) qu’à lui.
Bientôt vole après eux ce corps fier 8c rapide, (nn)Qui semblable au dragon qu’il eut jadis pour guide ,Toujours prêt, toujours prompt, de pied ferme, en courant,Donne de deux combats le spectacle effrayant.
C’est ainsi que l’on volt, dans les champs des Numides,Différemment armés des chasseurs intrépides ;
Les coursiers écumans franchissent les guérets ;
On gravit fur les monts , on borde les forêts ;
Les pièges font dressés; on attend, on s’élance;
Le javelot fend l’air, 8c le plomb le devance.
Les léopards fanglans, percés de coups divers,D’affreux rugiffemens font retentir les airs ;
Dans le fond des forêts ils vont cacher leur rage.
Ah! c’est assez de sang, de meurtre, de ravage,Sur des morts entassés c’est marcher trop long temps.Noailles, (oo) ramenez vos soldats triomphans.
Mars voit avec plaisir leurs mains victorieusesTraîner dans notre camp ces machines affreuses,
Ces foudres ennemis contre nous dirigés.
Venez lancer ces traits que leurs mains ont forgés ;Qu’ils renversent par vous les murs de cette ville,
Du Batave indécis la barrière 8c l’asile,