Précis
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De quoi m’aura servi ma suprême puissance,
Qui ne dit rien aux sens, qui ne dit rien au cœur?Brillante opinion, fantôme de bonheur,
Dont jamais en effet on n’a la jouissance.
J’ai cherché ce bonheur, qui fuyait de mes bras,Dans mes palais de cèdre, aux bords de cent fontaines,
Je le redemandais aux voix de mes syrènes :
II n était point dans moi ; je ne le trouvais pas.
J'accablai mon esprit de trop de nourriture ;
A prévenir mon goût j’épuisai tous mes soins;
Mais mon goût s’émoussait en fuyant la nature.
II n’est de vrais plaisirs qu’avec de vrais besoins.
Je me fuis fait une étudeDe connaître les mortels ;
J’ai vu leurs chagrins cruels,
Et leur vague inquiétude ,
Et la secrète habitudeDe leurs penchans criminels.
L’artiste le plus habileFut le moins récompensé ;
TEXTE.
J’ai fait de grands amas d ! or ; j’ai accumulé les substances des
provinces ; j’ai eu des musiciens 8c des musiciennes. j’ai
construit des palais , 8c j’ai planté des jardins.je ne me fuis
refusé à aucun désir.j’ai reconnu qu il n’y avait que vanité
8c affliction d'esprit_La vie m’est devenue insupportable.. ..
j’ai regardé ensuite avec détestation mes applications.après
avoir cherché en vain la doctrine 8c la sagesse.