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Tome douzieme.
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Précis

Plus de plaisirs, plus d’empireDans les horreurs du trépas.

Un lion mort ne vaut pasUn moucheron qui respire.

O mortel infortuné !

Soit que ton ame jouisseDu moment qui t’est donné ,

Soit que la mort le finisse ,

L'un 8c P autre est un supplice;

11 vaut mieux n'être point né.

Le néant est préférableA nos funestes travaux,

Au mélange lamentable

Des faux biens 8c des vrais maux,

A notre espoir périssableQu’engloutissent les tombeaux.

Ouel homme a jamais su par fa propre lumièreSi, lorsque nous tombons dans l’éternelle nuit,

Notre ame avec nos sens fe dissout toute entière.

Si nous vivrons encore, ou si tout est détruit?

TEXTE .

J ai dit en mon cœur : Dieu met en probation les enfàns deshommes ; il montre qu'ils font semblables aux bêtes. Les hommesmeurent comme les bêtes , leur fort est égal , ils respirent demême ; 1 homme n’a rien de plus que la bête. Tout est vanité ;

JV. B. L ’Ecclésiafie semble s’exprimcr ici avec une dureté qui convenaitfans doute à son temps, 8c qui doit être adoucie dans le nôtre. Ainíìl’auteur du Piéas ne dit point , l 'homme n'a rien de plus que let bête ; mais