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Tome douzieme.
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Précis

La beauté dans son printempsBrille pompeuse 8c chérie ,

Semblable à la fleur des champs,

Le matin épanouie ,

Le soir livide 8c flétrie ,

En horreur à ses amans.

Ainsi tout se corrompt, tout se détruit, tout paíse.Mon oreille bientôt sera sourde aux concerts :

La chaleur de mon sang va se tourner en glace :

D un nuage épaiísi mes yeux seront couverts.

Des vins du mont Liban la fève nourrissanteNe pourra plus flatter mes languiflans dégoûts ;Courbé, traînant à peine une marche pesante ,^'approcherai du terme où nous arrivons tous.

Je ne vous verrai plus, beautés dont la tendresseConsola mes chagrins, enchanta mes beaux jours.

O charme de la vie ! ô précieuse ivresse !

Vous fuyez loin de moi, vous fuyez pour toujours.

TEXTE.

Un homme quelquefois domine pour son propre malheur. Unhomme est seul sans enfans ni frères , cependant il travaille fanscesse. 11 est insatiable de richesses ; il ne lui vient point dans 1 es-prit de fe dire , pour qui est-ce que je travaille ?... La femmeest plus amère que la mort.

Lorsque les gardes de la maison (c'est-à-dire les jambes) com-menceront à trembler ; quand celles qui doivent moudre ( c'est-à-dire les dents) seront en petit nombre 8c oisives ; quand 1 aman-dier fleurira , (c est-à-dire , quand la tête sera chauve ; ) que lescâpres se dissiperont, ( c’est-à-dire , que les cheveux seront tom-bés ; ) quand la chaîne d’argent fera rompue, que le ruban d orse retirera , que la cruche se cassera sur la fontaine , (c’çst-à-dire,quand on ne sera plus propre aux plaisirs ) Scc.