DE l'EcCLÉSI ASTE.
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Du temps qui périt fans cesseSaisissons donc les momens :
Possédons avec sagesse,
Goûtons fans emportemensLes biens qu’à notre jeunesseDonnent les Cieux indulgens.
Que les plaisirs de la table,
Les entretiens amusans .
Prolongent pour nous le temps ;
Et qu’une compagne aimableM’inspire un amour durable,
Sans trop régner fur mes sens.
Mortel , voilà ton partagePar les destins accordé ;
TEXTE.
Et j’ai reconnu qu'il n’y a rien de meilleur à l'homme que dese réjouir dans ses oeuvres , 8c que c’est-là son partage ; car quile ramènera de la mort pour connaître f avenir ? .. .. Ne vaut-ilpas mieux manger 8c boire , 8c faire plaisir à son cœur avec lefruit de ses travaux ? cela même est de Dieu. J’ai donc cru qu ilest bon que l’homme mange 8c boive , 8c qu’il jouisse gaîment dufruit de son travail pendant sa vie ; car c’est-là sa portion. Etquand Dieu lui a donné biens 8c richesses, Sc pouvoir d’en jouir,
c’est un don de Dieu .Et j’ai reconnu qu’il n’y a rien de
meilleur que de se réjouir 8c de bien faire.
J’ai réputé le rire une erreur , 8c j’ai dit à la joie : Pourquoit es-tu trompée ? Marchez selon les voies de votre cœur 8c de vosyeux , mais songez que Dieu vous demandera compte. Eloignez
le mal de vous. Mangez votre pain , buvez votre vin avec
joie ; jouissez de la vie avec la femme que vous aimez.car
c’est-là votre portion dans la vie , 8c dans le travail qui vousexerce fous le soleil.