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Tome douzieme.
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Précis

2 8o

Ces objets si glorieux ,

N’ont point d’attrait qui me touche.

Rien n’approche fous les cieuxD’un sourire de ta bouche,

D’un regard de tes beaux yeux.

Sais-tu que ces grandes reines ,

Dans leurs pompes si hautaines,

A ton aspect, ont pâli ?

Leur éclat s’en est terni.

Défaites, humiliées,

Malgré leur orgueil jaloux,

Toutes se sont écriées ,

Elle est plus belle que nous !

LA SuLAMITE.

Le maître heureux de mes sens, de mon ame,

De tous mes vœux, de tous mes sentimens,

Me fait goûter de fortunés momens.

Soutenez-moi, je languis, je me pâme,

Je meurs d'amour , versez sur moi des fleurs ,Inondez-moi des plus douces odeurs.

Oue fur mon sein mon tendre amant repose ;Qu’en s’endormant de moi-même il dispose;

TEXTE.

ma colombe, ma parfaite. Les reines 8c les concubines t’ontadmirée.

REMARQUE.

juif prétendent qu’il rt’est guère vraisemblable que Salomon dise à sabi- n-aimee . Tu es plus belle que toutes les maîtresses du roi. C’est uneexpression qui semble convenir aux hommes d’un ordre inferieur ,comme il est d'usage parmi nous d’appeler une femme ma nint. Cepen-dant il est tout aussi naturel que Salomon dise à sa nouvelle femme : Tues plus belle que toutes mes femmes 8c mes maîtrefles.