Band 
Tome douzieme.
Seite
291
JPEG-Download
 

DES EDITEURS. 291

odieuses encore , lorsque l’on songe que l’accu-sateur lui - même avait imprimé des choses plushardies que celles qu’il reprochait à son ennemi ;qu’il donnait pour un modèle de vertu unprêtre qui disait la messe pour de l’argent fansy croire ; 8c qu’il avait la fureur de prétendreêtreunbon chrétien, parcequ’il avait développéen prose sérieuse cette épigramme de Jean-Baptijle Roujfeau.

.Oui , je voudrais connaître ,

Toucher au doigt , sentir la vérité.

Hé bien , courage , allóns , reprit le prêtre t

Offrez à Dieu votre incrédulité.

L’humeur qui a pu égarer M. de Voltairen’eít-elle pas excusable ? II eût dû plaindreM. Roujfeau : mais un homme qui dans son mal-heur calomniait,outrageait,dénonçait tous ceuxqui lésaient cause commune avec lui , pouvaitauffi exciter l’indignation.

Excepté ces traits contre M. Roujfeau , on netrouve ici que des plaisanteries. La manièredont milord Abington ressuscite Catherine est unesorte de reproche aux genevois d’aimer tropl’argent ; mais ce reproche, qu’on peut faire auxhabitans de toutes les villes purement commer-çantes , n’elì-il pas fondé ? Tout homme qui

T 2