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Tome douzieme.
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DE GENEVE.

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Catin n’est plus : j’ai le malheur de vivre;J’en fuis honteux ; adieu, je vais la suivre.

Rousseau répliqué, as-tu perdu l'esprit?As-tu le coeur fi lâche 8e si petit ?

Aurais-tu bien cette faiblesse infâmeDe t’abaisser à pleurer une femme ?

Sois sage enfin : le sage est sans pitié,

11 n’est jamais séduit par l’amitié :

Tranquille 8c dur en son orgueil suprême,Vivant pour soi, sans besoin, sans désir,Semblable à Dieu, concentré dans lui-même,Dans son mérite il met tout son plaisir.

D’un vrai Rousseau tel est le caractère ;

11 n’est ami, parent, époux, ni père,

II est de roche : Sc quiconque en un motNaquit sensible, est fait pour être un sot.

Ah! dit Robert, cette grande doctrineA bien du bon , mais elle est trop divine :

Je ne fuis qu’homme, 8c j’ose déclarerQue j’aime fort toute humaine faiblesse :Pardonnez-moi la pitié, la tendresse, -Et laissez-moi la douceur de pleurer.

Comme il parlait, passa sur cette terre ,

En berlingot, certain pair d’Angleterre ,

Qui voyageait tout excédé d’ennui,Uniquement pour sortir de chez lui;

Lequel avait pour charmer sa tristesseTrois chiens courans, du punch 8c fa maîtresse.Dans le pays on connaissait son nomEt tous ses chiens; c’est milordAbington. (3)

II aperçoit une foule éperdue ,

Une beauté fur le fable étendue,

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