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326 La guerre civile
Covelle en pleurs 8c des verres cassés.
Que fait-on là ? dit-il à la cohue.
On meurt, Milord ; 8c les gens empressésPortaient déjà les quatre ais d'une bierre,
Et deux manans fouillaient le cimetière.Bonnet disait, notre art n’est que trop vain,On a tenté des baisers 8c du vin;
Rien n’a passé. Cette pauvre bourgeoiseA fait son temps ; qu'o n l'enterre, 8c buvons.Milord reprit, ess-elle genevoise ?
Oui, dit Covelle : eh bien, nous le verrons.
II faute en bas, il écarte la troupeQui fait un cercle en lui pressant la croupe,Marche à la belle, 8c lui met dans la mainUn gros bourson de cent livres sterlin.
La belle ferre, 8c soudain ressuscite.
On bat des mains ; Bonnet n’a jamais suCe beau secret. La gaupe décrépiteDit qu'en enfer il était inconnu.
Rousseau convient que malgré ses prestiges11 n’a jamais fait de pareils prodiges.
Milord sourit : Covelle transportéCroit que c’est lui qu'on a ressuscité.
Puis en dansant ils s’en vont à la villePour s’amuser de la guerre civile.