sur Oedipe.
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quarante vers qui se sont trouvés dignes d’être imitéspar le plus grand de nos poëtes.
Molière prenait quelquefois des scènes entièresdans Cyrano de Bergerac , 8c disait pour son excuse :Cette scène esl bonne , elle rrìappartient de droit ; je reprendsmon bien par-tout où je le trouve.
Racine pouvait à-peu-près en dire autant à'Euripide.
Pour moi , après vous avoir dit bien du mal deSophocle , je fuis obligé de vous en dire tout le bienque j’en fais : tout différent en cela des médisans,qui commencent toujours par louer un homme,8c qui finissent par le rendre ridicule.
J'avoue que peut-être, sons Sophocle, je ne seraisjamais venu à bout de mon Oedipe. Je ne sauraismême jamais entrepris. Je traduisis d’abord lapremière scène de mon quatrième acte : celle duGrand-Prêtre qui accuse le roi est entièrement delui : la scène des deux vieillards lui appartientencore. Je voudrais lui avoir d’autres obligations ,je les avouerais avec la même bonne-foi. II est vraique comme je lui dois des beautés , je lui dois aussides fautes , 8c j’en parlerai dans l’examen de mapièce, où j'espère vous rendre compte des miennes.
LETTRE IV.
Contenant la critique de l'Oedipe de Corneille.
]VI on s i eu r , après vous avoir fait part de messentimens fur l’Oedipe de Sophocle , je vous dirai ce queje pense de celui de Corneille. Je respecte beaucoup
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