sur Oedipe.
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sont satisfaits qu tjocajle ait étouffé un monstre auberceau ; 8c vraisemblablement ils n’ont prédit lescrimes de ce fils , qu’afin qu’on l’empêchât de lescommettre.
JocaJle soupçonne, avec austì peu de fondement,que les dieux punissent les Thébains de n’avoir pasvengé la mort de Laïus. Elle prétend qu’on n’a jamaispu venger cette mort , comment donc peut - ellecroire que les dieux la punissent de n’avoir pas faitl'impoífible ?
Avec moins de fondement encore , Oedipe répond:
Pourrons-nous en punir des brigands inconnus,
Que peut-être jamais en ces lieux on n’a vus ?
Si vous m’avez dit vrai, peut-être ai-je moi-même
Sur trois de ces brigands vengé le diadème.
Au lieu même, au temps même, attaqué seul par trois,
J’en laissai deux fans vie, 8c mis l’autre aux abois.
Oedipe n’a aucune raison de croire que ces troisvoyageurs fussent des brigands , puisqu’au quatrièmeacte , lorsque Phorbas paraît devant lui, il lui dit :
Et tu fus un d'es trois que je fus arrêter,
Dans ce passage étroit qu’il fallut disputer.
S’il les a arrêtés lui-même, 8c s’il ne les a com-battus que parce qu’ils ne voulaient pas lui céderle pas , il n’a point dû les prendre pour des voleurs ,qui font ordinairement très - peu de cas des céré-monies 8c qui songent plutôt à dépouiller les paffansqu’à leur disputer le haut du pavé.