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dès qu’il apprend de la bouche du grand-prêtreque les dieux demandent la punition du meurtre deLaïus, son devoir est de s’informer scrupuleusement 8csans délai, de toutes les circonstances de ce meurtre.On doit lui répondre que Laïus a été tué en Phocide,dans un chemin étroit, par deux étrangers ; 8c luiqui fait que dans ce temps-là même il s’est battucontre deux étrangers en Phocide, doit soupçonnerdés ce moment que Laïus a été tué de sa main, II esttriste d’être obligé , pour cacher cette faute , de suppo-ser que la vengeance des dieux ôte dans un tempsla mémoire à Oedipe , 8c la lui rend dans un autre.La scène suivante d 'Oedipe 8c de Phorbas me paraîtbien moins intéressante chez moi que dans Corneille.Oedipe , dans ma pièce , est déjà instruit de sonmalheur avant que Phorbas achève de l’en perîuader :Phorbas ne laisse l’esprit du spectateur dans aucuneincertitude, il ne lui inspire aucune surprise , ilne doit donc point l’intéresser. Dans Corneille,au contraire. Oedipe, loin de se douter d’être lemeurtrier de Laïus , croit en être le vengeur, 8c il seconvainc lui - même en voulant convaincre Phorbas.Cet artifice de Corneille serait admirable, si Oedipeavait quelque lieu de croire que Phorbas est coupable,8c si le nœud de la piece n’était pas fondé fur unmensonge puéril.
C’est un conte,
Dont Phorbas, au retour , voulut cacher fa honte.
Je ne pousserai pas plus loin la critique de monouvrage ; il me semble que j’en ai reconnu lesdéfauts les plus importuns. On ne doit pas en exiger
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