PREFACE
DE LEDITION DE 1729.
1^ O e d i p e , dont on donne cette nouvelleédition , fut représenté pour la première fois àla fin de Tannée 1718. Le public le reçut avecbeaucoup d’indulgence. Depuis même, cettetragédie s’efl toujours soutenue sur le théâtre, 8 con la revoit encore avec quelque plaisir malgréses défauts ; ce que j’attribue en partie à l’avantagequelle a toujours eu d’être très-bien représentée,8 c en partie à la pompe 8 c au pathétique duspectacle même.
Le père Folard , jésuite, 8 c M. de la Motte ,de T académie française, ont depuis traité tousdeux le même sujet, 8 c tous deux ont évité lesdéfauts dans lesquels je fuis tombé. II ne m’ap-partient pas de parler de leurs pièces ; mescritiques 8 c même mes louanges , paraîtraientégalement suspectes, [a)
Je fuis encore plus éloigné de prétendre donnerune poétique à l’occasion de cette tragédie ; jefuis persuadé que tous ces raifonnemens délicats,tant rebattus depuis quelques années, ne valentpas une scène de génie, 8 c qu’il y a bien plus
[a ) M. de la Motte donna deux Oedipes en.i 7 26 , l’un en. rimes &:l’autre en prose non rimée. L’Oedipe en rimes fut représenté quatre sois ,l'autre n’a jamais été joué.
théâtre. Tom. I.
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