Acte troisième.
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Aujourd’hui votre arrêt vous fera prononcé, (n)Tremblez, malheureux Roi, votre règne est passé.
Une invisible main suspend sur votre têteLe glaive menaçant que la vengeance apprête.
Bientôt, de vos forfaits vous-même épouvanté ,Fuyant loin de ce trône où vous êtes monté ,
Privé des feux sacrés 8c des eaux salutaires, ( 0 )Remplissant de vos cris les antres solitaires ,
Par tout d’un dieu vengeur vous sentirez les coups :Vous chercherez la mort, la mort fuira de vous.
Le ciel, ce ciel témoin de tant d’objets funèbres ,N’aura plus pour vos yeux que d’horribles ténèbres :Au crime, au châtiment malgré vous destiné ,
Vous feriez trop heureux de n’être jamais né.
O E d 1 P E.
J’ai forcé jusqu ici ma colère à t’entendre ;
Si ton sang méritait qu’o n daignât le répandre ,
De ton juste trépas mes regards satisfaitsDe ta prédiction préviendraient les effets.
Va, fuis, n’excite plus le transport qui m’agite,
Et respecte un courroux que ta présence irrite ;
Fuis, d’un mensonge indigne abominable auteur.
LE G R A N D-P R E T R E.
Vous me traitez toujours de traître 8c d’imposteur ;Votre père autrefois me croyait plus sincère.
O E D I P E.
Arrête : que dis - tu? qui ? Polybe mon père....
le Granb-Pretre.
Vous apprendrez trop tôt votre funeste fort;
Ce jour va vous donner la naissance 8c la mort.