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Tome premier.
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Vos destins font comblés, vous allez vous connaître.Malheureux! savez-vous quel sang vous donna l’être ?Entouré de forfaits à vous seul réservés,

Savez-vous seulement avec qui vous vivez ?

O Corinthe ! ô Phocide ! exécrable hyménée !

Je vois naître une race impie,infortunée,

Digne de fa naissance, 8c de qui la fureurRemplira l’univers d’épouvante 8c d’horreur.Sortons.

SCENE V.

OEDIPE, PHILOCTETE, J OCASTE.

O E D I P E.

Cl e s derniers mots me rendent immobile :

Je ne fais où je fuis, ma fureur est tranquile :

II me semble qu’un dieu descendu parmi nous,

Maître de mes transports enchaîne mon courroux;

Et prêtant au pontife une force divine,

Par fa terrible voix m’annonce ma ruine.

Philoctete.^)

Si vous n’aviez, Seigneur, à craindre que des rois,Philoctete avec vous combattrait fous vos lois ;

Mais un prêtre est ici d’autant plus redoutable,

Ou’il vous perce à nos yeux par un trait respectable.Fortement appuyé sur des oracles vains,

Un pontife est souvent terrible aux souverains,

Et dans son zèle aveugle un peuple opiniâtre.

De ses liens sacrés imbécìlle idolâtre ,