O E D I P E.
Mais fans doute pour moi contr’eux vous combattiez ,
Et l’un 8c l'autre enfin tombèrent à mes pieds.
L’un d’eux , il m’en souvient , déjà glacé par sage,Couché sur la pouffière , observait mon visage ;
II me tendit les bras, il voulut me parler ;
De ses yeux expirans je vis des pleurs couler ;Moi-même en le perçant, je sentis dans mon ame ,
Tout vainqueur que j’étais.... Vous frémissez, Madame.
J O C A S T E.
Seigneur, voici Phorbas , on le conduit ici.
O E D I P E.
Hélas ! mon doute affreux va donc être éclairci.
SCENE II.
OEDIPE, JOCASTE, PHORBAS, Suite.
O E D I P E.
V
▼ i ens , malheureux vieillard, viens, approche... A fa vue,D’un trouble renaissant je sens mon ame émue ;
Un confus souvenir vient encor m’affliger :
Je tremble de le voir 8c de l’interroger.
Phorbas.
Eh bien ! est-ce aujourd’hui qu il saut que je périsse ?Grande Reine , avez-vous ordonné mon supplice ?Vous ne fûtes jamais injuste que pour moi,
Jocaste.
Rassurez-vous, Phorbas, 8c répondez"au roi.