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Acte cinquième,
IcARE.
Le gendre de Polybe ; 8c Polybe lui-même ,
Sur son front en mourant a mis le diadème.
A son maître nouveau tout le peuple obéit.
O E D I P E. f
Eh quoi ! mon père auífi , mon père me trahit ?
De la rébellion mon père est; le complice ?
11 me chaste du trône !
I C A R E.
II vous a fait justice ;
Vous n’étiez point son fils.
O E D I P E.
Icare !...
I c A R E.
Avec regret
Je révèle en tremblant ce terrible secret :
Mais il le faut, Seigneur , 8c toute la province ....
O E D I P K.
Je ne fuis point son fils !
Icare.
Non , Seigneur ; 8c ce princeA tout dit en mourant. De ses remords preste ,
Pour le sang de nos rois il vous a renoncé ;
Et moi, de son secret confident 8c complice ,
Craignant du nouveau roi la sévère justice ,
Je venais implorer votre appui dans ces lieux.
O E D I P E.
Je n'étais point son fils ! 8c qui fuis-je, grands Dieux!
Icare.
Le ciel , qui dans mes mains a remis votre enfance ,
C>’une profonde nuit couvre votre naissance ;
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