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Tome premier.
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O E D I P E.

Et je sais seulement, qu en naissant condamné ,

Et sur un mont désert à périr destiné ,

La lumière sans moi vous eût été ravie.

O E D i p E.

Ainsi donc mon malheur commence avec ma vie ;J'étais dès le berceau l’horreur de ma maison.

Où tombai-je en Vos mains ?

I c A R E.

Sur le mont Cithéron.

O E d x p E.

Près de Thèbe ?

I C A R E.

Un Thébain , qui se dit yotre père,Exposa votre enfance en ce lieu solitaire.

Ouelque dieu bienfaisant guida vers vous mes pas ;La pitié me saisit, je vous pris dans mes bras ;

Je ranimai dans vous la chaleur presque éteinte :Vous viviez , aussitôt je vous porte à Corinthe ;

Je vous présente au prince : admirez votre sort !

Le prince vous adopte au lieu de son fils mort ;

Et par ce coup adroit, fa politique heureuseAffermit pour jamais fa puissance douteuse.

Sous le nom de son fils , vous futés élevéPar cette même main qui vous avait sauvé.

Mais le trône en effet n’était point votre place ,L’intérêt vous y mit, le remords vous en chasse.

O E d i p E.

O vous, qui présidez aux fortunes dès rois ,

Dieux ! faut-il en un jour m'accabler tant de fois ?Et préparant vos coups par vos trompeurs oracles ,Contre un faible mortel épuiser les miracles ?

Mais ce vieillard . Ami, de qui tu m’as reçu ,Depuis ce temps fatal ne l’as - tu jamais d ?

I c A R E

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