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Tome premier.
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IÓ2

O E D I P E.

Je l’ai vu dans ses yeux enfoncer cette épée,

Qui du sang de son père avait été trempée ;

II a rempli son sort, 8c ce moment fatalDu salut des Thébains est le premier signal.

Tel est l’ordre du ciel, dont la fureur se lasse;Comme il veut, aux mortels il fait justice ou grâce;Ses traits font épuisés fur ce malheureux fils.

Vivez, il vous pardonne.

J o c A s t E.

Et moi je me punis.

( elle Je frappe. )

Par un pouvoir affreux réservée à l’inceste,

La mort est le seul bien, le seul dieu qui me reste.Laïus, reçois mon sang, je te suis chez les morts :J’ai vécu vertueuse , 8c je meurs fans remords.

le Choeur.

O malheureuse reine ! ô destin que j’abhorre !

J o c A S T E.

Ne plaignez que mon fils, puisqu'il respire encore.Prêtres, 8c vous Thébains qui fûtes mes sujets ,Honorez mon bûcher , 8c songez à jamaisQu’au milieu des horreuA du destin qui m’opprime,J’ai fait rougir les dieux qui m’ont forcée au crime.

Fin du cinquième <£r dernier acîe.