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O E D I P E.
Je l’ai vu dans ses yeux enfoncer cette épée,
Qui du sang de son père avait été trempée ;
II a rempli son sort, 8c ce moment fatalDu salut des Thébains est le premier signal.
Tel est l’ordre du ciel, dont la fureur se lasse;Comme il veut, aux mortels il fait justice ou grâce;Ses traits font épuisés fur ce malheureux fils.
Vivez, il vous pardonne.
J o c A s t E.
Et moi je me punis.
( elle Je frappe. )
Par un pouvoir affreux réservée à l’inceste,
La mort est le seul bien, le seul dieu qui me reste.Laïus, reçois mon sang, je te suis chez les morts :J’ai vécu vertueuse , 8c je meurs fans remords.
le Choeur.
O malheureuse reine ! ô destin que j’abhorre !
J o c A S T E.
Ne plaignez que mon fils, puisqu'il respire encore.Prêtres, 8c vous Thébains qui fûtes mes sujets ,Honorez mon bûcher , 8c songez à jamaisQu’au milieu des horreuA du destin qui m’opprime,J’ai fait rougir les dieux qui m’ont forcée au crime.
Fin du cinquième <£r dernier acîe.