NOTES
SUR L'OEDIPE.
( a ) c t e premier, scène première, dans Tédition de i 7 1 g , au lieudes trois premiers vers, on lit :
Ejl-ce vous , Fhiloftcte ? en croirais e mes yeux ?
Quel implacable dieu vous ramène en ces lieux ?
Vous , dans Thtbes , Seigneur! Eh! qu'y venez-vous faire ?
Ce dernier hémistiche avertissait trop clairement de l’inutilité du rôlede PhiloÛete .
II y a dans l’Oedipe de Corneille :
Ce monjlre à voix humaine , aigle , femme , lion ,
Se campait ferment fur le mont Cithéron .
(c) Dans les dernières éditions on lisait :
Au-dejsus de son âge , au-deffus de la crainte .
Dans la nôtre on lit :
Jeune ò* dans Cage heureux qui méconnaît la crainte •
Méconnaître , pour dire ne pas connaître , n'est point en usage. Onreprocha cette expression à M. de Voltaire : il céda à ses critiques , 8csacrifia un très-beau vers que nous avons cru devoir rétablir.
( d ) Voici la fin de cette scène, telle qu'elle était dans l'édition de 1719*Philoctete.
Mon trouble dit assez le sujet qui m'amène ;
Tu vois un malheureux que fa faiblesse entraîne ,
De ces lieux autrefois par Camour exilé ,
Et par ce même amour aujourd'hui rappelé •
D I M A S.
Vous , Seigneur ! vous pourriez , dans Vardeur qui vous brûle ,
Four chercher une femme , abandonner Hercule ìPhiloctete.
Dimas , Hercule efi mort , «b* mes fatales mainsOnt mis fur le bûcher le plus grand des humains.