PREFACE,
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les arts il y a un terme, par de-là lequel on nepeut plus avancer. On eít resserré dans les bornesde son talent ; on voit la perfection au de-làde soi, 8c on fait des efforts impuissans pour yatteindre.
Je ne ferai point une critique détaillée decette pièce : les lecteurs la feront assez fans moi.Mais je crois qu’il eít nécessaire que je parle icid une critique générale qu on a faite fur le choixdu sujet de Mariamne. Comme le génie desFrançais ess de saisir vivement le côté ridiculedes choses les plus sérieuses , on disait que lesujet de Mariamne n’était autre chose qu’wn vieuxmari amoureux <b brutal , à qui Ja femme refuseavec aigreur le devoir conjugal 8c on ajoutait,qu’une querelle de ménage ne pouvait jamaisfaire une tragédie. Je supplie qu’on fasse avecmoi quelques réflexions fur ce préjugé.
Les pièces tragiques sont fondées, ou fur lesintérêts de toute une nation, ou fur les intérêtsparticuliers de quelques princes. De ce premiergenre , sont l’Iphigénie en Aulide, où la Grèceassemblée demande le sang de la fille d 'Agamemnon:les Horaces, où trois combattans ont entre lesmains le fort de Rome : l’Oedipe, où le salut desThébains dépend de la découverte du meurtrierde Laïus. Du second genre , sont Britannicus,Phèdre , Mithridate, 8cc.
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Théâtre. Tom. I.