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Tome premier.
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209
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Acte premier.

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Mais je ne puis souffrir (je le dis hautement )L’alliance d’un roi dont je fuis mécontent.

D’ailleurs vous connaissez cette cour orageuse ;

Sa famille avec lui fut toujours malheureuse ;

De tout ce qui l'approche il craint des trahisons :

Son cœur de toutes parts est ouvert aux soupçons.

Au frère de la reine il en coûta la vie;

De plus d’un attentat cette mort fut suivie.

Mariamne a vécu, dans ce triste séjour,

Entre la barbarie oc les transports d’amour ;Tantôt fous le couteau, tantôt idolâtrée,

Toujours baignant de pleurs une couche abhorrée ;Craignant 8c son époux , 8c de vils délateurs.

De leur malheureux roi lâches adulateurs.

Salomé.

Vous parlez beaucoup d’elle !

S o H E M E.

Ignorez-vous, Princesse,

Que son sang est le mien, que son sort m’intéresse?Salomé.

Je ne l’ignore pas.

S o H E M E.

Apprenez encor plus :

J’ai craint long-temps pour elle, 8c je ne tremble plus.Hérode chérira le sang qui la fit naître,

Il l’a promis, du moins, à l’empereurson maître.

Pour moi, loin d’une cour, objet de mon courroux.J’abandonne Solime , 8c votre frère 8c vous ;

Je pars. Ne pensez pas qu’une nouvelle chaîneMe dérobe à la vôtre 8c loin de vous m’entraîneThéâtre, Tom. I. O