M A R I A M N E.
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Plût au ciel que la reine eût déjà pour jamaisAbandonné ces lieux consacrés aux forfaits !
O serai-je moi-même accompagner fa fuite ?
Peut-être en la servant il faut que je P évite.
Est-ce un crime , après tout , de sauver tant d’appas ?
De venger fa vertu ? .... mais je vois Idamas.
S C E M E III.
S O H E M E, ID A M A S, A M M O N, Suite.S O H E M E.
Ami, j’épargne au roi de frivoles hommages ,
De l’amitié des grands importuns témoignages,
D’un peuple curieux trompeur amusement,
Qu’on étale avec pompe , 8c que le cœur dément.Mais parlez; Rome enfin vient de vous rendre un maître :Héiode est Souverain , est-il digne de l’être ?
Vient - il dans un esprit de fureur ou de paix ?
Craint-on des cruautés ? attend-on des bienfaits ?Idamas.
Veuille le juste ciel, formidable au parjure ,
Ecarter loin de lui Terreur 8c Timposture !
Salomé 8c Mazaël s’empressent d’écarterQuiconque a le cœur juste 8c ne fait point flatter.
Ils révèlent, dit-on , des secrets redoutables ;
Hérode en a pâli : des cris épouvantablesSont sortis de fa bouche ; 8c ses yeux en fureurA tout ce qui l’entoure inspirent la terreur.
Vous le savez assez, leur cabale attentiveTint toujours près de lui la vérité captive.