Acte troisième. 235
Ses mépris outrageans , fa superbe colère,
Ses desseins contre vous, les complots de son père ?Le sang qui la forma sut un sang ennemi :
Le dangereux Hircan vous eût toujours trahi :
Et des Asmonéens la brigue était si forte ,
Oue fans un coup d’état vous n’auriez pu. . . .Herode.
N’importe.
Hircan était son père , il fallait l’épargner ;
Mais je n’écoutai rien que la soif de régner.
Ma politique affreuse a perdu sa famille ;
J’ai fait périr le père , 8 c j’ai proscrit la fille ;
J’ai voulu la haïr, j’ai trop su l’opprimer ;
Le ciel pour m’en punir me condamne à l’aimer.
I D A M A S.
Seigneur , daignez m’en croire , une juste tendresseDevient une vertu, loin d’être une faiblesse :
Digne de tant de biens que le ciel vous a faits ,Mettez votre amour même au rang de ses bienfaits.Herode.
Hircan , mânes sacrés , fureurs que je déteste !
I d A M A s.
Perdez - en pour jamais le souvenir funeste.
M A Z A E L.
Puisse la reine auísi l’oublier comme vous !
« Herode.
O père infortuné ! plus malheureux époux !
Tant d’horreurs , tant de sang, le meurtre de son père ,Les maux que je lui fais me la rendent plus chère.
Si son cœur, . . . si fa foi, . . . mais c’est trop différer.Idamas , en un mot, je veux tout réparer.