Acte quatrième. 24Z
Cet objet à mon cœur jadis si précieux ,
Dans l’horreur des tourmens expirant à tes yeux.
Que fur toi, fous mes coups, tout son sang rejaillisse íTu l’aimes, il suffit, fa mort est ton supplice.
M A z A E L.
Ménagez, croyez - moi, des momens précieux;
Et tandis que Sohême est absent de ces lieux,
Que par lui, loin des murs, fa garde est dispersée,Saisissez , achevez une vengeance aisée.
Salomé.
Mais au peuple , surtout, cachez votre douleur.
D'un spectacle funeste épargnez-vous l’horreur.
Loin de ces tristes lieux témoins de votre outrage,Fuyez de tant d’affronts la douloureuse image.Herode.
Je vois quel est son crime 8c quel fut son projet.
Je vois pour qui Sohême ainsi vous outrageait.Salomé.
Laissez mes intérêts ; songez à votre offense.
Herode.
plie avait jusqu’ici vécu dans l’innocence ;
Je ne lui reprochais que ses emportemens ,
Cette audace opposée à tous mes sentimens,
Ses mépris pour ma race , 8c ses altiers murmures.
Du sang Asmonéen j’essuyai trop d’injures.
Mais a-t-elle en effet voulu mon déshonneur?Salomé.
Ecartez cette idée : oubliez-la, Seigneur,
Calmez - vous.
Herode.
Non, je veux la voir Sc la confondre ;
Je veux l’entendre ici, la forcer à répondre ;
Q 3