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248 M A R I A M N E.
Vous le pouvez : frappez, le coup m’en fera doux.Et c’est l’unique bien que je tiendrai de vous.Herode.
Oui, je me vengerai, vous ferez satisfaite.
Mais parlez, défendez votre indigne retraite.
Pourquoi, lorsque mon cœur si long-temps offensé ,Indulgent pour vous feule, oubliait le passé,
Lorsque vous partagiez mon Empire 8e ma gloire,Pourquoi prépariez-vous cette fuite si noire?
Quel dessein , quelle haine a pu vous posséder ?
M A R X A M N E.
Ah! Seigneur, est-ce à vous à me le demander?
Je ne veux point vous faire un reproche inutile :Mais si, loin de ces lieux, j’ai cherché quelque asyle,Si Mariamne enfin , pour la première fois ,
Du pouvoir d'un époux méconnaissant les droits ,
A voulu fe soustraire à son obéissance ;
Songez à tous ces rois dont je tiens la naissance ,
A mes périls préfens, à mes malheurs passés,
Et condamnez ma fuite après , si vous T osez.Herode.
Quoi ! lorsqu’avec un traître un fol amour vous lie ;Quand Sohême. . . .
Mariamne.
Arrêtez ; il suffit de ma vie.
D’un si cruel affront cessez de me couvrir ;
Laissez-moi chez les morts descendre sans rougir.N’oubliez pas du moins , qu’attachés T un à T autre,L’hymen qui nous unit joint mon honneur au vôtre.Voilà mon cœur : Frappez. Mais en portant vos coups ,Respectez Mariamne 8c même son époux.