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M A R I A M N '£.
Herode.
Qu’ai-je entendu ? quel charme, & quel pouvoir suprêmeCommande à ma colère 8c m’arrache à moi-même ?Mariamne . . .
M A R I A M N E.
Cruel !
Herode.
... O faiblesse ! ô fureur !
Mariamne.
De l’état où je suis voyez du moins l’horreur.
Otez-moi par .pitié cette odieuse vie.
Herode.
Ah ! la mienne à la vôtre est pour jamais unie.
C’en est fait , je me rends : bannissez votre effroi ;Puisque vous m’avez vu , vous triomphez de moi.Vous n'avez plus besoin d’excuse 8c de défense.
Ma tendresse pour vous vous tient lieu d’innocence.En est - ce assez , ô ciel ! en est - ce assez , amour ?
C’est moi qui vous implore 8c qui tremble à mon tour.Serez-vous aujourd’hui la feule inexorable?
Ouand j’ai tout pardonné, ferai-je encor coupable ?Mariamne , cessons de nous persécuter ,
Nos cœurs ne font-ils faits que pour se détester ?Nous faudra-1-il toujours redouter l’un 8c l’autre ?Finissons à la fois ma douleur 8c la vôtre.Commençons fur nous-même à régner en ce jour ;Rendez-moi votre main, rendez-moi votre amour.
Mariamne.
Vous demandez ma main ! Juste Ciel que j’implore ,Vous savez de quel sang la sienne fume encore.