VARIANTES
Des premières éditions de Mariamne.
(a) Mzs yeux n'ont jamais vu le jour qu’avec douleur:L'instant où je naquis commença mon malheur :
Mon berceau fut couvert du sang de ma patrie :
J ai vu du peuple saint la gloire anéantie :
Sur ce trône coupable.
(b) Herode.
.Quoi ! Mariamne est morte ?
Infidelles Hébreux, vous ne la vengez pas !
Cieux qui la possédez , tonnez fur ces ingrats !
Lieux teints de ce beau sang que I on vient de répandre,Murs que j ai relevés, Palais , tombez en cendre. 1Cachez fous les débris de vos superbes toursLa place où Mariamne a vu trancher ses jours !
Temple , que pour jamais tes voûtes se renversent ;
Que d Israël détruit les enfans sc dispersent :
Oue sans temples , fans rois , errans, persécutés,fugitifs en tous lieux , Sc par-tout détestés ,
Sur leurs fronts égarés , portant, dans leur misère ,
Des vengeances de Dieu l’effrayant caractère,
Ce peuple aux nations transmette avec terreur ,
Et 1 horreur de mon nom , 8c la honte du leur.
SCENES III b IVDU TROISIEME ACTE,telles quelles ont été jouées à la première représentation.
VARUS, HERODE, MAZAEL, Suite.
. Herode.
i\vANT que fur mon front je mette la couronneQue m’ôta la fortune, Sc que César me donne ,
Je viens en rendre hommage au héros dont la voix ,
De Rome en ma faveur a fait pencher le choix.