sur Mariamne.
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Je n'en murmure point : ma jalouse furieA de malheurs fans nombre empoisonné sa vie.
J’ai dans le sein d un père enfoncé le couteau ,
Je suis son ennemi , son tyran , son bourreau.
Je lui pardonne , hélas ! dans le fort qui l’accable ,
De haïr à ce point un époux C coupable.
M A z A E L.
Etouffez les remords dont vous êtes preste ;
Le sang de ses parens fut justement versé.
Les rois font affranchis de ces règles austèresQue le devoir inspire aux âmes ordinaires.
Herode.
Mariamne me hait ! Cependant autrefois *
Quand ce fatal hymen te rangea fous mes lois ,
O Reine ! s’il se peut , que ton cœur s en souvienne ,Ta tendresse en ce temps fut égale à la mienne.
Au milieu des périls , son généreux amourAux murs de Maffada me conserva le jour.
Mazaël , se peut-il que d une ardeur si sainteLa flamme sans retour soit pour jamais éteinte!
Le cœur de Mariamne est-il fermé pour moi !
M a z A E L.
Seigneur , m’est-il permis de parler à mon roi ?Herode.
Ne me déguise rien , parle ; que faut-il faire PComment puis-je adoucir sa trop juste colère ?
Par quel charme , à quel prix puis-je enfin l’appaiser ?
M a z A E L.
Pour la fléchir , Seigneur , il la faut mépriser :
Des superbes beautés tel est le caractère.
Sa rigueur se nourrit de l’orgueil de vous plaire ;
Sa main qui vous enchaîne 8c que vous caressezAppésanttt le joug sous qui vous gémissez.
Osez humilier son imprudente audace ,
Forcez cette ame altière à vous demander grâce ;
Par un juste dédain songez à 1 accabler,
Et que devant son maître elle apprenne à trembler.
Théâtre. Tom. I. S