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Tome premier.
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272
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Variantes

272

M A Z A E L.

Seigneur, a-t-elle au moins cherché votre présence?

Herode.

Non... j'ai cherché la sienne. ..

M a z A e L.

Eh quoi ! son arrogance ! .A-t-elle en son palais dédaigné de vous voir?Herode.

Mazaël , je l ai vue ; 8c c'est mon désespoir.

Honteux, plein de regret de ma rigueur cruelle,Interdit 8c tremblant j ai paru devant elle.

Ses regards, il est vrai, n’étaient point enflammésDu courroux dont souvent je les ai vus armés.

Ces cris désespérés, ces mouvemens d horreurDont il fallut long-temps essuyer la fureur,

Ouand par un coup d Etat, peut-être trop sévère,

J eus fait assassiner 8c son père 8c son frère.

De ses propres périls son cœur moins agitéM’a surpris aujourd hui par fa tranquillité.

Ses beaux yeux, dont 1 éclat n eut jamais tant de charmes,S efforçaient devant moi de me cacher leurs larmes.

J admirais en secret sa modeste douleur :

Ou en cet état , ô Ciel , elle a touché mon cœur !Combien je détestais ma fureur homicide !

Je ne le cèle point : plein d un zèle timide ,

Sans rougir , à ses pieds je me fuis prosterné :

J adorais cet objet que j avais condamné.

Hélas ! mon désespoir la fatiguait encore ;

Elle se détournait d un époux qu elle abhorre ;

Ses regards inquiets n’osaient tomber sur moi ;

Et tout, jusqu à mes pleurs , augmentait son effroi.

M a z A E L.

Sans doute elle vous hait ; fa haine enveniméeJamais par vos bontés ne fera désarmée :

Vos respects dangereux nourrissent fa fierté.

Herode.

Elle me hait ! Ah Dieux ! je l ai trop mérité ;

Je