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Tome premier.
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301
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sur la Tragédie. 301

de Brutus , au milieu de tant de jeunes gens qui neregardent jamais les choses les plus sérieuses quecomme l’occasion de dire un bon mot ? Commentapporter au milieu d’eux fur la scène , le corps deMarcus , devant Caton son père, qui s’écrie : t í Heureux,, jeune homme , tu es mort pour ton pays ! O mes,, amis , laiíTez-moi compter ces glorieuses blessures !

,, Oui ne voudrait mourir ainsi pour la patrie ?

s? Pourquoi n’a-t-on qu'une vie à lui sacrifier?.

j j Mes amis , ne pleurez point ma perte , ne regrettez,, point mon fils ; pleurez Rome ; la maîtresse du monde,, n’est plus : ô liberté! ô ma patrie! ô vertu! Scc. >>

Voilà ce que feu M. Addijfon ne craignit point defaire représenter à Londres ; voilà ce qui fut joué,traduit en italien , dans plus d’une ville d’Italie. Maissi nous hasardions à Paris un tel spectacle, n’entendez-vous pas déjà le parterre qui se récrie ? & ne voyez-vous pas nos femmes qui détournent la tête ?

Vous n’imagineriez pas à quel point va cettedélicatesse. L’auteur de notre tragédie de Manlius prit lius de u. deson sujet de la pièce anglaise de M. Olway , intitulée ^vîaite"-Venise sauvée. Le sujet est tiré de Fhistoire de la M - Otway.conjuration du Marquis de Bcdmar , écrite par F Abbéde S t Réal ; Sc permettez-moi de dire en passant, quece morceau d’histoire , égal peut-être à Sallujle , estfort au-dessus de la pièce à'Otway Sc de notre Manlius.Premièrement, vous remarquez le préjugé qui aforcé Fauteur français à déguiser sous des nomsromains une aventure connue que Fanglais a traitéenaturellement fous les noms véritables. On n’apoint trouvé ridicule au théâtre de Londres , qu un