Défaut duthéâtre fran-çais.
Exempledu Calon anglais.
300 Discours
Nous avons en France des tragédies estimées quifont plutôt des conversations, qu’elles ne font lareprésentation d'un événement. Un auteur italienrn écrivait dans une lettre fur les théâtres : UnCntico del nojtro PaJlor-Jido dijfc , che quel componimento eraun najfunto di bcllijsimi Madrigali ; credo , Je vivejfe ,che dìrehbe delle tragédie Francese , che sono un riajfunto dibelle elegie e JontiwJi cpitalami. J’ai bien peur que cetItalien n ait trop raison. Notre délicatesse excessivenous force quelquefois à mettre en récit ce que nousvoudrions exposer aux yeux. Nous craignons dehasarder fur la scène des spectacles nouveaux devantune nation accoutumée à tourner en ridicule tout cequi n’est pas d'ujage.
L’endroit où l’on joue la comédie, Sc les abusqui s’y font glissés, font encore une cause de cettesécheresse qu’on peut reprocher à quelques-unes denos pièces. Les bancs qui font fur le théâtre destinésaux spectateurs , rétrécissent la scène , Sc rendent touteaction presque impraticable, [b) Ce défaut est causeque les décorations tant recommandées par lesanciens , font rarement convenables à la pièce. IIempêche surtout que les acteurs ne passent d’unappartement dans un autre aux yeux des spectateurs,comme les Grecs Sc les Romains le pratiquaientsagement, pour conserver à la fois l’unité de lieu Scla vraisemblance.
Comment oserions - nous fur nos théâtres faireparaître, par exemple, l’ombre de Pompée , ou le génie
(K ) Enfin ccs plaintes réitérées de M. de Voltaire ont opéré la réformedu Théâtre en France, 8c ces abus ne subsistent plus.