Acte premier.
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Esclaves de leurs rois, 8c même de leurs prêtres,
Les Toscans semblent nés pour servir sous des maîtres :Et de leur chaîne antique adorateurs heureux,Voudraient que l’univers fût esclave comme euxiLa Grèce entière est libre, 8c la molle IonieSous un joug odieux languit assujettie.
Rome eut ses Souverains, mais jamais absolusSon premier citoyen fut le grand Romulus ;
Nous partagions le poids de fa grandeur suprême.Numa qui fit nos lois, y fut soumis lui-même.
Rome enfin , je l'avoue , a fait un mauvais choix :Chez les Toscans, chez vous elle a choisi ses rois ;
Ils nous ont apporté, du fond de l’Etrurie,
Les vices de leur cour avec la tyrannie.
[il Je lève. )
Pardonnez - nous, grands Dieux! si le peuple RomainA tardé si long temps à condamner Tarquin.
Le sang qui régorgea sous ses mains meurtrières ,
De notre obéissance a rompu les barrières.
Sous un sceptre de fer tout ce peuple abattu,
A force de malheurs a repris fa vertu.
Tarquin nous a remis dans nos droits légitimes ;
Le bien public est né de l'excès de ses crimes ;
Et nous donnons l'exemple à ces mêmes Toscans,
S’ils pouvaient, à leur tour, être las des tyrans.
( Les Consuls descendent vers t autel , b- le Sénat Je lève. )
O Mars! dieu des héros, de Rome 8c des batailles,Qui combats avec nous, qui défends ces murailles !Sur ton autel sacré, Mars, reçois nos sermens,
Pour ce Sénat, pour moi, pour tes dignes enfans.
‘ Théâtre. Tom. I.
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