Acte premier. 325
A toute heure il y vient : Titus est son appui.
A R o N S.
As-tu pu lui parler? Puis-je compter fur lui?Albin.
Seigneur , ou je me trompe , ou Messala conspire ;Pour changer ses destins plus que ceux de l'Empire ;II est ferme, intrépide , autant que si l’honneur
Ife-
Ou 1 amour du pays excitait la valeur ;
Maître de son secret, 8c maître de lui - même,Impénétrable 8c calme en sa fureur extrême.
. A R O N S.
Tel autrefois dans Rome il parut à mes yeux,Lorsque Tarquin régnant me reçut dans ces lieux ;
Et ses lettres depuis.... mais je le vois paraître.
SCENE IV.
A R O N S , MESSALA, ALBIN.
A R O N S.
(jTenereux Messala, l’appui de votre maître,
Hé bien, l’or de Tarquin, les présens de mon roi,Des Sénateurs romains n’ont pu tenter la foi ?
Les plaisirs d’une cour, l’efpérance, la crainte,
A ces cœurs endurcis n’ont pu porter d’atteinte ?
Ces si ers Patriciens font-ils autant de dieux,
Jugeant tous les mortels, 8c ne craignant l ien d’eux ?Sont-ils fans passons, fans intérêt, fans vice?
Messala.
Us osent s’en vanter; mais leur feinte justice,