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Tome premier.
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337
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Acte second

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Je vous l’ai déjà dit; il vous aimait, Seigneur;

II aurait avec vous partagé fa grandeur;

Du Sénat à vos pieds la fierté prosternéeAurait...

Titus.

J’ai vu fa cour, 8c je l’ai dédaignée.

Je pourrais, il est vrai, mendier son appui,

Et son premier esclave être tyran sous lui ;

Grâce au ciel ! je n’ai point cette indigne íaibleste :Je veux de la grandeur, 8c la veux fans bassesse.

Je sens que mon destin n’était point d’obéir,

Je combattrai vos rois, retournez les servir.

A r o N S.

Je ne puis qu’approuver cet excès de constance ,Mais songez que lui-même éleva votre enfance ;

II s’cn souvient toujours: hier encor, Seigneur,

En pleurant avec moi son fils 8c son malheur;Titus, me disait-il, soutiendrait ma famille yEt lui seul méritait mon Empire 8c ma fille.

Titus en Je détournant.

Sa fille! Dieux! Tullie? O vœux infortunés!

A r o n s en regardant Titus.

Je la ramène au roi que vous abandonnez :

Elle va, loin de vous 8c loin de fa patrie, .Accepter pour époux le roi de Ligurie.

Vous cependant ici servez votre Sénat,

Persécutez son père, opprimez son Etat ;

J’espère que bientôt ces voûtes embrasées,

Ce Capitule en cendre, 8c ces tours écrasées,

Du Sénat ?c du peuple éclairant les tombeaux,

A cet hymen heureux vont servir de flambeaux.

Théâtre. Tom, I. Y