Acte troisième.
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SCENE V.
TITUS, TULLIE.Titus.
M a d a m e , est-il bien vrai ? Daignez-vous voir encoreCet odieux Romain que votre cœur abhorre,
Si justement haï, si coupable envers vous?
Cet ennemi ?
Tullie.
Seigneur, tout est changé pour nous.
Le destin me permet.... Titus.... il faut me dire,
Si j’avais fur votre ame un véritable empire.
Titus.
Eh ! pouvez-vous douter de ce fatal pouvoir,
De mes feux, de mon crime &: de mon désespoir ?Vous ne l’avez que trop, cet empire funeste:
L’amour vous a soumis mes jours que je déteste.Commandez, épuisez votre juste courroux;
Mon sort est en vos mains.
Tullie.
Le mien dépend de vous.
T i t u s.
De moi ! Titus tremblant ne vous en croit qu’à peine.Moi ! je ne serais plus P objet de votre haine 1Ah ! Princesse, achevez ; quel espoir enchanteurM’élève en un moment au faîte du bonheur ?