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Tome premier.
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B R U T U s.

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S’il eût mal soutenu cette grande querelle,

S’il n’eût vaincu par vous ; il n'était qu'un rebelle.

Seigneur, embellisse? ce grand nom de vainqueur,Du nom plus glorieux de pacificateur ;

Daignez nous ramener ces jours où nos ancêtres,Heureux, mais gouvernés, libres, mais fous des maîtres,Pesaient dans la balance, avec un même poids ,

Les intérêts du peuple & la grandeur des rois.

Rome n’a point pour eux une haine immortelle;Rome va les aimer , si vous régnez fur elle.

Ce pouvoir souverain que j’ai vu tour à tourAttirer de ce peuple 8c la haine 8c l'amour,

Qu’on craint en des Etats, 8c qu’ailleurs on désiré,Est des gouvernemens le meilleur ou le pire ;,,Affreux fous un tyran, divin fous un bon roi.

Titus.

Meffala, songez-vous que vous parlez à moi?

Que désormais en vous je ne vois plus qu'un traître,Et qu'en vous épargnant je commence de l’être ?

M E S S A L A.

Hé bien, apprenez donc que l’on va vous ravirL’inestimable honneur dont vous n'osez jouir ;

Qu'un autre accomplira ce que vous pouviez faire.

Titus.

Un autre ! arrête ; Dieux ! parle. . .. qui ?

M E S S A L A.

T I

Votre frère.

Mon frère ?

TUS.