B R U T U s.
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S’il eût mal soutenu cette grande querelle,
S’il n’eût vaincu par vous ; il n'était qu'un rebelle.
Seigneur, embellisse? ce grand nom de vainqueur,Du nom plus glorieux de pacificateur ;
Daignez nous ramener ces jours où nos ancêtres,Heureux, mais gouvernés, libres, mais fous des maîtres,Pesaient dans la balance, avec un même poids ,
Les intérêts du peuple & la grandeur des rois.
Rome n’a point pour eux une haine immortelle;Rome va les aimer , si vous régnez fur elle.
Ce pouvoir souverain que j’ai vu tour à tourAttirer de ce peuple 8c la haine 8c l'amour,
Qu’on craint en des Etats, 8c qu’ailleurs on désiré,Est des gouvernemens le meilleur ou le pire ;,,Affreux fous un tyran, divin fous un bon roi.
Titus.
Meffala, songez-vous que vous parlez à moi?
Que désormais en vous je ne vois plus qu'un traître,Et qu'en vous épargnant je commence de l’être ?
M E S S A L A.
Hé bien, apprenez donc que l’on va vous ravirL’inestimable honneur dont vous n'osez jouir ;
Qu'un autre accomplira ce que vous pouviez faire.
Titus.
Un autre ! arrête ; Dieux ! parle. . .. qui ?
M E S S A L A.
T I
Votre frère.
Mon frère ?
TUS.