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Tome premier.
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Bru

u s.

C’est trop vous offenser par cet aveu honteux ,

Inutile pour Rome, indigne de nous deux.

Mon malheur est au comble, ainsi que ma furie ;Terminez mes forfaits, mon désespoir, ma vie ,

Votre opprobre 8c le mien. Mais si dans les combatsJ’avais suivi la trace où m’ont conduit vos pas ,

Si je vous imitai, si j’aimai ma patrie,

D’un remords affez grand si ma faute est suivie,

( il se jette à genoux.)

A cet infortuné daignez ouvrir les bras ;

Dites du moins, Mon fils, Brutus ne te hait pas.

Ce mot seul me rendant mes vertus 8c ma gloire,

De la honte où je fuis défendra ma mémoire.

On dira que Titus , descendant chez les morts ,

Eut un regard de vous pour prix de ses remords,

Oue vous f aimiez encore, Sc que malgré son crime -Votre fils dans la tombe emporta votre estime.Brutus.

Son remords me f arrache. O Rome ! ô mon pays !

Proculus.....à la mort que l’on mène mon fils.

Lève-toi, triste objet d’horreur 8c de tendresse :

Lève - toi, cher appui qu’efpérait ma vieillesse :

Viens embrasser ton père: il t’a dû condamner;

Mais s’il n’était Brutus, il t’allait pardonner.

Mes pleurs, en te parlant, inondent ton visage :

Va, porte à ton supplice un plus mâle courage;

Va, ne t’attendris point, fois plus Romain que moi;Et que Rome t’admire en fe vengeant de toi.Titus.

Adieu, je vais périr, digne encor de mon père.

( On t emmène. )

SCENE VIII.