Acte premier. 40 Z
Zelonide.
Juste Ciel ! Eh ! que faire en cette extrémité PE R y p h 1 L E.
O mon fils ! que de pleurs ton destin m’a coûté ! (f)Trop de crainte peut-être, 8c trop de prévoyanceM’ont fait injustement éloigner son enfance.
Je n’ofais ni trancher, ni sauver ses destins;J’abandonnai son fort à d’étrangères mains ;
11 mourut pour fa mère : Xc ma bouche infidelleDe son trépas ici répandit la nouvelle.
Je l’arrachai pleurant de mes bras maternels.
Quelle perte , grands Dieux ! Et quels destins cruels !J’ôte à mon fils le trône, à mon époux la vie;
Et ma feule faibleste a fait ma barbarie.
Mais tant d’horreurs encor ne peuvent égalerCe détestable hymen dont tu m’ofes parler.
SCENE IV.
ERYPHILE, ZELONIDE, POLEMON.Eryphile.
í~ï E bien ! cher Polémon , que venez-vous me dire ?
P o E E m o N.
J’apporte à vos genoux les vœux de cet Empire ;
Son fort dépend de vous : le don de votre foiFait la paix de la Grèce 8c le bonheur d'un roi.
Ce long retardement à vous-même funeste ,
De nos divisions peut ranimer le reste.
C c 3