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E R Y P H I L E.
ACTE II.
SCENE PREMIERE .
A L C M E O N , T H E A N D R E,Theandre.
l c m e o n , j’ai pitié de voir tant de faiblesse.L’erreur qui vous séduit, la douleur qui vous presse ,
De vos désirs secrets l’orgueil présomptueux ,
Eclatent malgré vous 8c parlent dans vos yeux ;
Et j’ai tremblé cent fois que la reine offenséeNe punît de vos vœux la fureur insensée.
Qui? vous! jeter sur elle un œil audacieux?
Vous cherchez à vous perdre. Ah ! jeune ambitieux,Faut-il vous voir ôter par vos fougueux capricesE'honneur de vos exploits, le fruit de vos services ,
Ee prix de tant de sang versé dans les combats !
A L C M E O N. '
Cher ami, pardonnez : je ne me connais pas.
La reine , oui, je l’avoue , oui, fa fatale vuePorte au fond de mon ame une atteinte inconnue.
Je ne veux point voiler à vos regards discretsL’erreur de mon jeune âge, 8c mes troubles secrets.Je vous dirai bien plus : l’aspect du diadèmeSemble emporter mon ame au delà de moi-même.J'ignore pour quel roi ce bras a triomphé :
Mais pressé d’un dépit avec peine étouffé,