Acte second.
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A mon cœur étonné c’est un secret outrageQu’un autre emporte ici le prix de mon courage.Oue ce trône ébranlé . dont je fus le rempart,Dépende d’un coup d’œil, ou se donne au hasard.Que dis-je ? Hélas ! peut-être il est le prix du crime !Mais non , n’écoutons point le transport qui m’anime ;Bannissons loin de moi le funeste soupçonQui règne en mon esprit 8c trouble ma raison.
Ah ! st la vertu seule , 8c non pas la naissance. . . .
T H E A N D R E.
Ecoutez : j’ai moi-même élevé votre enfance ;Souffrez-moi quelquefois , généreux Alcméon ,
E’autorité d'un père aussi-bien que le nom.
Vous passez pour mon fils , la fortune sévère ,Inégale en ses dons , pour vous marâtre 8c mère,
De vos jours conservés voulut mêler le filDe l’éclat le plus grand , 8c du fort le plus vil.
J’ai d’un profond secret couvert votre origine ;
Mais vous la connaissez ; 8c cette ame divine,
Du haut de fa fortune 8c parmi tant d’éclat,
Devrait baisser les yeux fur son premier état.
Gardez que quelque jour, cet orgueil téméraireN’attire sur vous-même une triste lumière;
N’éclaiTe enfin l’envie, 8c montre à l’universSous vos lauriers pompeux la honte de vos fers.
A l c m E o N.
Ah ! c’est ce qui m’accable 8c qui me désespère.
II faut rougir de moi, trembler au nom d’un père :Me cacher par faiblesse aux moindres citoyens ,
Et reprocher ma vie à ceux dont je la tiens.