412
E R Y P H
I
L E.
5 C E K E III.
ERYPHILE, ALCMEON, ZELONIDE.
E R Y P H I L E.
(>’E s t à vous, Alcméon , c’est à votre victoireQu’Argos doit son bonheur , Eryphile sa gloire.
C’est par vous, que maîtresse, 8c du trône , 8c de moi,Dans ces murs relevés je puis choisir un roi.
Mais prête à le nommer, ma juste prévoyanceVeut s’assurer ici de votre obéissance.
J’ai de nommer un roi le dangereux honneur :
Faites plus, Alcméon , soyez son défenseur.
Alcmeon.
D’un prix trop glorieux ma vie est honorée :
A vous servir, Madame, elle fut consacrée.
*Je vous devais mon sang, 8c quand je l’ai versé ,
* Puisqu’il coulait pour vous , je fus récompensé.
Mais telle est de mon fort la dure violence ,
Ou’il faut que je vous trompe ou que je vous offense.Reine , je vais parler : des rois humiliésBriguent votre suffrage 8c tombent à vos pieds.
Tout vous rit ; que pourrais-je , en ce séjour tranquille ,Vous offrir qu’un vain zele , 8c qu’un bras inutile ?Laissez-moi fuir des lieux où le destin jalouxMe ferait, malgré moi, trop coupable envers vous.
Eryphile.
Vous me quittez ! ô Dieux, dans quels temps !