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Tome premier.
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413
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Acte second. 413

A L C M E O N.

Les orages

Ont cessé de gronder fur ces heureux rivages.

Ma main les écarta : la Grèce en ce grand jourVa voir enfin l’Hymen Sc peut-être l’Amour,

Par votre auguste voix nommer un nouveau maître.Reine, jufqu’aujourd’hui vous avez pu connaîtreOuelle fidélité m’attachait à vos lois ;

Quel zèle inaltérable échauffait mes exploits.

J’espérais à jamais vivre fous votre empire :

Mes vœux pourraient changer, 8cj’ofe ici vous direQue cet heureux époux, fur ce trône monté,Eprouverait en moi moins de fidélité ;

Et qu’un sujet soumis, dévoué , plein de zèlePeut-être à d’autres lois deviendrait un rebelle.

E R Y P h i L E.

Vous me quittez ! eh quoi! pourriez - vous donc penserQu’Eryphile hésitât à vous récompenser ?

Que craignez - vous ? parlez : il faut ne nie rien taire.

A L c m E o N.

Je ne dois point lever un regard téméraire

Sur les secrets du trône, Sc fur ces nouveaux nœuds

Préparés par vos mains pour un roi trop heureux.

Mais de ce jour enfin la pompe solemnelle ,

De votre choix au peuple annonce la nouvelle.

Ce secret dans Argos est déjà répandu :

Princesse , à cet hymen on s’était attendu. ( g )

Ce choix fans doute est juste , 8c la raison le guide ;Mais je ne serai point le sujet d’Hermogide.

Voilà mes sentimens : 8c mon bras aujourd’huiAyant vaincu pour vous, ne peut servir sous lui.